Belgisch netwerk
voor genderstudies
Facebook
Mei 2012
M T W T F S S
12
Genre et Politique - Hakan Seckinelgin - International Security, Conflict and Gender: 'HIV/AIDS is another war'
03/05/2012
Bruxelles
Montrez ce sexe que je ne saurais voir! Perspectives historiques sur les organes sexuels: représentations, régulations sociales et résistances
03/05/2012 - 04/05/2012
Bruxelles
3
Montrez ce sexe que je ne saurais voir! Perspectives historiques sur les organes sexuels: représentations, régulations sociales et résistances
03/05/2012 - 04/05/2012
Bruxelles
Femmes migrantes et mobilisées
04/05/2012
4
5
Just Say No to Becoming Woman - Claire Colebrook
06/05/2012
Maastricht
6
7
Midi du Genre: Violence domestique et vie privée
08/05/2012
Namur
La lutte des femmes et des minorités contre la lutte des classes?
08/05/2012
Bruxelles
8
Effets de genre dans les sciences et les technologies
09/05/2012 - 10/05/2012
Orsay
Chloé Zollman - Mais qui est Angela Davis?
09/05/2012
Bruxelles
9
Effets de genre dans les sciences et les technologies
09/05/2012 - 10/05/2012
Orsay
Transfoob geweld en discriminatie van transgenders
10/05/2012
Leuven
Didier Gondola - 

Cowboys des Tropiques: 
Westerns, Violence et Masculinités à Kinshasa dans les années 1950
10/05/2012
Bruxelles
10
Vrouwenwerk - Voor meer V/M-diversiteit op het werk
11/05/2012
Leuven
11
1213
14
National Symposium on Deleuze Scholarship
15/05/2012
Utrecht
Francqui Leerstoel 2012 - Van abortus tot burka. Gender, diversiteit en politieke vertegenwoordiging
15/05/2012
Leuven
15
Francqui Leerstoel 2012 - Diversiteit in vertegenwoordiging: vertegenwoordiging van vrouwen door conservatieven.
16/05/2012
Leuven
16
171819
Søren Kierkegaard en de onmogelijke liefde – Else Walravens
20/05/2012
Berchem/Antwerpen
20
Francqui Leerstoel 2012 - Vertegenwoordiging van vrouwen: nieuwe vragen, nieuwe uitdagingen.
21/05/2012
Kortrijk
One way ticket to love - huwelijksmigratie
21/05/2012
Winterslag/Genk
21
Francqui Leerstoel 2012 - Federalisme en feminisme in België.
22/05/2012
Leuven
22
Atelier Genre(s) et Sexualité(s) - Ken Plummer - Generations, Time And Sexualities
23/05/2012
Bruxelles
23
Francqui Leerstoel 2012 - Staatsfeminisme? De interactie tussen de vrouwenbeweging en de overheid.
24/05/2012
Leuven
L’Université des Femmes fête ses 30 ans!
24/05/2012
Bruxelles
24
Théories du genre et des sexualités - Queer Theory
25/05/2012
Bruxelles
25
2627
2829
Normes religieuses à l'épreuve des mutations de genre XIXe-XXe siècles
30/05/2012 - 31/05/2012
Paris
30
Normes religieuses à l'épreuve des mutations de genre XIXe-XXe siècles
30/05/2012 - 31/05/2012
Paris
Fiction(s) du masculin. Discours et représentations des masculinités dans les littératures occidentales
31/05/2012 - 02/06/2012
Paris
31

Fiction(s) du masculin. Discours et représentations des masculinités dans les littératures occidentales

31/05/2012 - 02/06/2012

Interrogée récemment à l’occasion du 25e anniversaire de la mort de Simone de Beauvoir, Geneviève Fraisse, à la question "Pourquoi l’homme est-il dispensé d’écrire sur son sexe?", répond: "Simone de Beauvoir ne dispense pas les hommes, elle dit qu’ils n’auraient pas ‘l’idée’ d’écrire…". Le masculin apparaît ici comme, pour ainsi dire, neutre, se présente comme naturel, donné et donc non interrogeable, comme l’écrivait déjà Beauvoir dans l’introduction du Deuxième Sexe ("Qu’il soit homme, cela va de soi."). Or si l’on part du principe que le genre est construction socio-culturelle, cela doit aussi s’appliquer aux hommes. Inge Stephan avait constaté dans les années 1990 que les études sur le "premier sexe" se trouvaient dans un "angle mort" de la recherche universitaire. Les perspectives, depuis, se sont multipliées, mais les études de genre demeurent encore peu représentées dans l’université française, en particulier dans le domaine des littératures, et a fortiori en dehors des études féministes. En effet, comme le notent David Halperin et Rostom Mesli à propos des travaux de Gayle Rubin, cette dernière a à cœur d’ancrer les études de genre dans les sciences sociales car, dans le monde académique anglo-saxon, elles ont été quasiment accaparées par les études littéraires. Or c’est l’inverse en France: les études de genre, arrivées quelque deux décennies plus tard et encore en cours d’institutionnalisation, sont presque confinées aux sciences sociales et trop peu représentées dans les études littéraires.

Le colloque se propose d’envisager ainsi les écritures du masculin sur une perspective diachronique dans les littératures occidentales, en privilégiant les formes narratives.

Plutôt que d’opposer d’emblée masculin et féminin pour analyser le premier terme en partant du principe d’une domination du premier sur le second (même si cette question ne sera pas exclue), il semble productif d’étudier le masculin pour le montrer comme non homogène ,dans ses différenciations internes, en s’inspirant notamment des travaux, sociologiques, de Connell, des notions d’homme "construit" (constructed man) et d’hégémonies masculines.
Les questions d’identités de genre, les incertitudes sur le genre, les représentations de l’homosexualité masculine, sont particulièrement présentes, explicitement, dans la littérature des 20e et 21e siècles au fur et à mesure d’évolutions sociales et de la thématisation de ces questions dans le débat public. Mais outre ces représentations contemporaines ou récentes, on s’intéressera donc aussi aux hiérarchies internes du masculin et à leur fictionnalisation au cours de l’histoire dans leur rapport à l’autorité: rapports de domination, élaboration des modèles dominants et leurs représentations, stratégies narratives, positions auctoriales et notamment représentations non-conventionnelles du masculin à l’intérieur même de genres littéraires ou dans le contexte de canons promouvant en apparence des modèles figés. On rappellera le début de "La littérature et la vie" dans Critique et clinique de Gilles Deleuze: "Écrire n’est certainement pas imposer une forme (d’expression) à une matière vécue. La littérature est plutôt du côté de l’informe, ou de l’inachèvement […]. L’écriture est inséparable du devenir: en écrivant, on devient-femme, on devient-animal ou végétal […]. Le devenir ne va pas dans l’autre sens, et l’on ne devient pas Homme, pour autant que l’homme se présente comme une forme d’expression dominante qui prétend s’imposer à toute matière, tandis que femme, animal ou molécule ont toujours une composante de fuite qui se dérobe à leur propre formalisation. La honte d’être un homme, y a-t-il une meilleure raison d’écrire?"

Télécharger le programme (doc).

Plaats en tijdstip

Université Paris-Sorbonne
Centre Malesherbes, 108, bd Malesherbes
75018
Paris
France

Made by Rekall Design